Secrétaire médicale en alternance : formée et payée en cabinet

Paru le 17 juillet 2026

Poste de travail mêlant l'accueil des patients en cabinet et des cours suivis sur un ordinateur portable

Un titre inscrit au RNCP, c’est une base. Ce même titre doublé de douze mois passés au comptoir d’un cabinet, c’est ce qui emporte la décision en entretien. Se former comme secrétaire médicale en alternance vise justement les deux à la fois : vous devenez salariée d’une structure de soin, vous percevez une paie chaque mois, et la formation ne vous coûte rien. Au terme de 12 à 14 mois, vous repartez avec une qualification officielle et une expérience que personne ne pourra vous retirer.

SAMA : le vrai nom de la secrétaire médicale

Dans le langage courant, on parle de secrétaire médicale. Sur les registres officiels, le poste s’appelle Secrétaire Assistant Médico-Administratif, abrégé en SAMA. C’est sous cette appellation que le ministère du Travail délivre le titre professionnel, inscrit au RNCP sous le numéro 40800 et classé au niveau 4 (équivalent baccalauréat). Une annonce d’emploi peut employer l’un ou l’autre terme : la qualification derrière reste la même. Le code ROME associé est le M1609.

Le parcours valide un référentiel de compétences bien défini. Vous apprenez à recevoir, informer et orienter les patients, à tenir les agendas et les plannings des soignants, à prendre en charge le volet administratif et financier (facturation, télétransmission SESAM-Vitale), à rédiger et transmettre des informations médicales et administratives, à assurer le suivi du dossier patient, à mettre en forme des documents médicaux, et à renseigner sur l’accès au dossier médical.

Tout cela s’exerce sous contrainte : secret médical, identitovigilance, protection des données personnelles. Les recruteurs y sont particulièrement attentifs, car une erreur sur ce terrain ne pardonne pas.

Alternance ou formation continue : deux chemins vers le même titre

Chez Pluritraining, ce titre se décroche par deux voies, qu’il vaut mieux ne pas confondre.

La formation continue tient en 4 mois : 300 heures de cours, environ 17 à 18 heures hebdomadaires, avec un financement CPF, OPCO ou France Travail. C’est le circuit court, pertinent si vous avez du temps devant vous et un budget déjà bouclé.

L’alternance, elle, court sur 12 à 14 mois. Plus longue, certes, mais vous gardez le statut de salariée du premier au dernier jour. L’entreprise verse votre salaire, l’OPCO règle la formation, et vous vous formez au métier au sein d’un vrai établissement de santé. Quand on change de voie, ce vécu de terrain pèse souvent davantage qu’une ligne de diplôme au moment de l’embauche. Vous ne vous présentez pas au premier rendez-vous avec un titre et rien à raconter : vous arrivez avec douze mois de cabinet dans les jambes.

Deux statuts possibles : nouveau contrat ou avenant à votre CDI

Le montage juridique change selon votre situation de départ.

Signer un contrat d’apprentissage

La voie la plus répandue. Un employeur vous embauche pour vous former, et vous signez un contrat de 12 à 14 mois. Vous devenez salariée, avec le statut et les protections qui l’accompagnent.

Ce contrat reste accessible jusqu’à 29 ans révolus. Passé cet âge, trois cas lèvent toute borne :

  • les bénéficiaires d’une reconnaissance de travailleur handicapé (RQTH) ;
  • les sportifs de haut niveau ;
  • les porteurs d’un projet de création ou de reprise d’entreprise pour lequel le diplôme est indispensable.

Basculer votre CDI en CDI d’apprentissage

Déjà en poste sous CDI ? Une autre entrée s’ouvre à vous. Le CDI d’apprentissage greffe un avenant d’apprentissage de 12 à 14 mois sur votre contrat en cours : vous conservez votre poste, votre ancienneté et votre paie pendant la préparation du titre. Une fois le parcours bouclé, l’avenant tombe et votre CDI repart normalement, avec une compétence de plus à votre actif.

Le dispositif vise les salariés de moins de 30 ans. À partir de 30 ans, il n’est ouvert que dans le cadre d’un projet de création ou de reprise nécessitant le diplôme préparé (article L.6222-2 du Code du travail). La règle est nette : le projet doit être réel.

Salaire perçu, frais de formation : le calcul

En contrat d’apprentissage, votre paie correspond à un pourcentage du SMIC, indexé sur votre âge et sur l’année de formation en cours. C’est l’employeur qui la verse. Passé 26 ans, le plancher grimpe au SMIC complet, ou au minimum conventionnel de votre branche s’il le dépasse. Ces barèmes bougent : contrôlez le montant qui s’applique à votre cas avant de parapher quoi que ce soit.

En CDI d’apprentissage, aucune question à se poser : votre rémunération continue sans changement.

Du côté des frais, vous ne déboursez rien. La prise en charge pédagogique revient à l’OPCO de l’employeur, sur les fonds dédiés à l’alternance. Rien à avancer, et votre CPF reste disponible pour un projet ultérieur.

Contrat d’apprentissageCDI d’apprentissage
Pour quiVous démarchez un employeurVous occupez déjà un CDI
Durée12 à 14 moisAvenant de 12 à 14 mois
ÂgeJusqu’à 29 ans révolus (dérogations RQTH, sportifs de haut niveau, créateurs d’entreprise)Moins de 30 ans, ou projet de création ou reprise au-delà
RémunérationFraction du SMIC indexée sur l’âge et l’année ; SMIC complet minimum à 26 ansVotre salaire actuel, maintenu
Coût de la formationFinancé par l’OPCOFinancé par l’OPCO

L’entreprise, elle aussi, y trouve son compte : elle peut percevoir l’aide à l’embauche d’apprentis et alléger ses charges. Gardez cet argument sous la main quand vous démarchez, surtout face à un petit cabinet qui n’a jamais accueilli d’alternant.

À distance : comment s’organise la semaine

Aucun campus, aucun trajet, aucun changement d’adresse. Les cours se suivent sur notre plateforme, ouverte 24h/24 et 7j/7, pour 7 à 10 heures hebdomadaires. Le reste, vous le passez sur votre lieu de travail.

La répartition se cale avec votre employeur : une journée fixe dans la semaine, ou des plages étalées selon l’activité du service. Dans un cabinet, où le lundi matin ne ressemble pas au jeudi après-midi, cette latitude a de la valeur. Fixez ce rythme avant de signer plutôt qu’après : laissé dans le flou, c’est typiquement le détail qui pourrit un contrat.

Autre effet de la distance : votre employeur peut être installé n’importe où sur le territoire. Vous n’êtes plus tenue de viser les structures voisines d’un centre de formation.

Décrocher un employeur

C’est l’étape qui angoisse, et c’est légitime : sans contrat signé, pas d’alternance possible.

Qui recrute des secrétaires médicales ? Les hôpitaux, les cliniques, les cabinets de ville et les centres de santé. Les petites structures sont bien plus abordables qu’on ne l’imagine : un cabinet de trois praticiens débordé par la paperasse a un besoin criant, sans forcément passer d’annonce. Dans ce milieu, la candidature spontanée porte ses fruits.

Quand vous venez d’un autre horizon, voici ce que le recruteur jauge : votre aptitude à tenir un accueil sans vous noyer, à ne rien égarer dans un dossier, et à ne jamais colporter au-dehors ce qui se dit au guichet. Un passé dans l’accueil, l’administratif ou la relation client, même hors médical, se transpose directement. Mettez-le en avant, au lieu de vous excuser de ne pas sortir du secteur.

Toujours sans employeur ? Postulez d’abord chez Pluritraining : nous validons votre projet et le titre visé, puis nous vous équipons pour la prospection, ciblage des cabinets et discours sur les aides à l’embauche compris. Un contrat peut démarrer chaque mois, inutile de patienter jusqu’à la rentrée.

Qui peut entrer dans le parcours

L’accès repose sur deux prérequis :

  • posséder les bases de l’expression écrite et orale en français, condition logique quand on rédige toute la journée des courriers et des comptes rendus ;
  • pouvoir attester d’un an minimum d’expérience professionnelle cumulée, directement liée au métier visé.

Les sessions démarrent chaque mois, à condition de réunir assez de candidats. Prévoyez au minimum 21 jours pour l’étude de votre dossier : diplômes, CV actualisé, un questionnaire portant sur vos compétences et votre projet. Le parcours accueille les personnes en situation de handicap, et notre référent handicap examine avec vous les aménagements envisageables, aussi bien pour la formation que pour l’épreuve finale.

Comment se passe la certification

Le titre se valide en présentiel, réparti sur 2 à 3 journées d’examen, à passer dans les six mois qui suivent la fin des cours. L’ensemble des épreuves représente 4 h 20 :

  1. Mise en situation professionnelle (3 h 45) : une étude de cas au sein d’une structure médicale fictive, découpée en deux temps. D’abord un écrit de 3 h où vous traitez des dossiers et rédigez les documents attendus ; ensuite un oral de 45 minutes où vous jouez un accueil au comptoir et un accueil au téléphone.
  2. Entretien technique (20 minutes) : le jury revient sur vos productions écrites.
  3. Entretien final (15 minutes) : vous exposez votre vision du métier à partir de votre dossier professionnel.

Ce dossier professionnel n’est pas optionnel et se bâtit au fil du parcours. L’alternance vous donne ici une longueur d’avance : vous l’alimentez avec des cas concrets vécus en poste. Gardez donc de côté des exemples de vos réalisations, en préservant bien sûr l’anonymat des patients.

Le titre se compose de deux blocs de compétences (CCP), évaluables et capitalisables l’un après l’autre. Le premier bloc porte sur l’accueil du patient et la gestion administrative courante. Le second couvre l’appui aux soignants pour suivre et coordonner le parcours de soin du patient. Un seul bloc validé reste acquis : vous repassez l’autre ultérieurement sans le perdre.

Et ensuite : les suites possibles

Le titre ouvre une passerelle vers le titre professionnel Assistant de Direction, si vous voulez étendre votre champ d’assistanat, ou vers une licence professionnelle du champ sanitaire et social.

Encore hésitante sur le métier avant de vous engager pour un an ? Commencez par lire devenir secrétaire médicale : le quotidien, les qualités requises, les débouchés. Quant au contenu précis du parcours, il figure sur la fiche du titre Secrétaire Assistant Médico-Administratif.

Questions fréquentes

Quels prérequis pour préparer le SAMA en alternance ?

Deux conditions : détenir les bases de l’expression écrite et orale en français, et attester d’un an minimum d’expérience professionnelle cumulée, directement liée au métier visé. Sur le plan du contrat, l’apprentissage est accessible jusqu’à 29 ans révolus, avec une levée de la limite d’âge pour les travailleurs handicapés, les sportifs de haut niveau et les créateurs ou repreneurs d’entreprise dont le diplôme conditionne le projet.

Contrat d’apprentissage et CDI d’apprentissage, quelle différence ?

Le contrat d’apprentissage se conclut avec un nouvel employeur sur 12 à 14 mois, avec une paie calée sur un pourcentage du SMIC. Le CDI d’apprentissage concerne les personnes déjà en CDI : un avenant d’apprentissage de 12 à 14 mois se greffe sur le contrat en cours, vous conservez poste, ancienneté et salaire, et le CDI reprend une fois le titre obtenu.

Quel salaire pour une secrétaire médicale en alternance ?

Sous contrat d’apprentissage, la rémunération est une fraction du SMIC fonction de l’âge et de l’année de formation, réglée par l’employeur. Passé 26 ans, votre plancher devient le SMIC complet, ou le minimum conventionnel de branche s’il le dépasse. Sous CDI d’apprentissage, votre salaire du moment reste inchangé.

L’alternant paie-t-il sa formation ?

Non. Les frais pédagogiques sont couverts par l’OPCO de l’employeur, sur les fonds de l’alternance. L’entreprise, quant à elle, peut prétendre à l’aide à l’embauche d’apprentis et à un allègement de ses charges.

Comment se répartit une alternance à distance ?

Le suivi se fait sur notre plateforme, à hauteur de 7 à 10 heures hebdomadaires, en accès 24h/24 et 7j/7, le reste du temps se déroulant en entreprise. Le découpage, journée fixe ou créneaux étalés, se décide avec l’employeur. Faute de campus, ce dernier peut se trouver partout en France.

Quelle est la durée du parcours en alternance ?

De 12 à 14 mois, contre 4 mois en formation continue (300 heures, 17 à 18 heures hebdomadaires). L’écart de durée s’explique, mais ici vous êtes salariée et rémunérée sur toute la période du contrat.

L’examen, comment ça se passe ?

Tout se joue en présentiel : 2 à 3 journées d’examen à caler dans les six mois qui suivent la formation, pour 4 h 20 d’épreuves. Au programme, une épreuve de mise en situation professionnelle (3 h 45 : 3 h écrites, 45 minutes orales), puis un temps d’entretien technique de 20 minutes et, pour finir, un échange de 15 minutes face au jury. Autre option, décrocher le titre en capitalisant séparément les deux CCP.